6 Livres sur la permaculture : le potager en tout liberté

6 Livres sur la permaculture : le potager en tout liberté

6 meilleurs livres sur la permaculture pour s’initier ou se perfectionner. Un livre de Damien Dekarz et un de Masanobu Fukuoka . Le meilleur livre selon moi est guide du nouveau jardinage de Dominique Soltner

J’ai aussi sélectionné des livres sur :

 

Ebook d’un maraîcher bio : mon Potager au Naturel

 

La Permaculture au jardin mois par mois

Damien Dekarz, célèbre youtubeur de la chaîne  “permaculture agroécologie“, passionné par la nature. Il pratique la permaculture depuis 2009.

Ce livre regroupe toutes les activités au jardin au potager bio mois par mois pour un passage immédiat à l’action, même en hiver.

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Tout d’abord, tous les légumes et fruits sont répertoriés par liste alphabétique. Pour chacun, les périodes de semis, de plantation et de récolte sont mentionnés.

Puis des chapitres intéressants sur les “nuisibles”, les limaces, les pucerons, etc. Il y a aussi un chapitre sur les légumes perpétuels. Ensuite des renseignements sur le sol, l’azote, le carbone, le phosphore et finalement le potassium. Comment décompacter le sol ? Ou comment multiplier les plantes ?

Enfin un index avec les différents sujets traités : par exemple le purin d’herbes, la forêt comestible, la culture sur des buttes, le compost, le paillage, le mulch, la rotation, pollinisation …

Pour conclure, un lexique et une bibliographie

Avis  : ce livre sur la permaculture est accessible aux débutants. Il y a beaucoup de photos et schémas. De nombreuses astuces pratiques pour obtenir des récoltes plus productives, économes en énergie, en temps et peu chères. Il y a aussi des conseils qui permettent de respecter la biodiversité et de maintenir un sol vivant sans nuire à la faune comme les vers de terre.

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Ebook Guide pratique pour élever des poules

 

La révolution d’un seul brin de paille : Une introduction à l’agriculture sauvage  

202 pages, couverture souple

Masanobu Fukuoka est chercheur à ses débuts dans un laboratoire sur la pathologie des plantes. Rapidement, il préfère revenir à la terre et cultiver un jardin bio dans la ferme familiale.

 Rencontre des problèmes : trouver des solutions

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Rapidement Masanobu Fukuoka résout les problèmes qu’il rencontre :

  • comment diminuer le temps de travail aux niveaux du désherbage des mauvaises herbes sans utiliser de désherbants ?
  • Par quel moyen diminuer le travail du sol, supprimer les labours et engrais chimiques tout en obtenant des récoltes abondantes ?
  • Puis comment semer ?
  • Et enfin quelles solutions pour limiter les ravageurs et comment contrôler les maladies au potager bio ?

Une des meilleures méthodes de permaculture, d’agriculture sauvage :

  • sans désherbage ;
  • sans pesticides ;
  • ni machines.

Masanobu Fukuoka sème pendant que ses cultures précédentes sont encore entrain de mûrir. Ses semences germeront ainsi avant les mauvaises herbes.

M. Fukuoka ne travaillant pas la terre avec le labour : il utilise le paillage. Sa technique nécessite moins de main d’œuvre car elle gêne la germination des mauvaises herbes. Le meilleur moyen d’éviter le désherbage est de cultiver le sol.

En conséquence du paillage, il a aussi moins de maladies, de ravageurs et de meilleurs rendements.

l’auteur prévient aussi les maladies des plantes en faisant pousser les récoltes au bon moment. Il jette simplement les graines et laissent les légumes pousser avec les mauvaises herbes. Pour semer au bon moment les légumes de printemps, il est préférable d’attendre que les mauvaises herbes d’hiver commencent à mourir, juste avant que les mauvaises herbes de printemps aient germé. Pour les semis d’automne, les graines doivent être jetées quand les herbes de l’été se fanent et que les mauvaises herbes d’hiver n’ont pas encore fait leur apparition

Masanobu Fukuoka proteste contre l’agriculture commerciale :

Il dénonce la recherche du bénéfice et l’utilisation de désherbants et insecticides. Pour M. Fukuoka l’agriculture, la pêche, l’élevage, les réalités quotidiennes que sont l’alimentation, l’habillement, l’habitation, ou la vie spirituelle doivent former une union avec la nature.

Avis sur le livre : M. Fukuoka a une manière de cultiver intéressante. Par contre, il faut adapter ses méthodes de culture du riz, des agrumes et des céréales d’hiver à nos fruits et légumes français (ce qui n’est pas vraiment compliqué).

Ce livre de permaculture reste tout de même un des meilleurs livres susceptible de changer nos habitudes au potager. Avec ce livre, j’ai apprécié d’obtenir les meilleures périodes pour faire les semis naturels au printemps ou à l’automne.

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Permaculture : Tome 1

Une agriculture pérenne pour l’autosuffisance et les exploitations de toutes tailles.

Bill Mollison et David Holmgren. Préface de Dominique Soltner. 218 pages.

Le livre commence avec une définition de la permaculture.

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Les auteurs mentionnent la crise de l’agriculture moderne et parlent de la nécessité d’une restructuration pour remédier aux problèmes environnementaux.

La permaculture est, selon eux, le système du futur puisqu’ elle permet d’être autosuffisant tout en réduisant toute dépense énergétique et parce qu’elle utilise au maximum les ressources renouvelables (comme par exemple les déchets animaux et végétaux).

L’autosuffisance :

La permaculture permet de produire tout ce qui nous est nécessaire pour vivre: aliments, outils, vêtements et habitation. Par contre, Bill Mollison et David Holmgren ne souscrivent pas à la mentalité isolationniste découlant d’une approche totalement autarcique.

Ils énumèrent tout d’abord les différents produits alimentaires avec leurs valeurs nutritives : % d’eau, de protéines, de graisse, d’hydrate de carbones… Puis ils décrivent les substances médicinales, les fibres, les produits animaux, le bois, les teintures et enfin les combustibles. Beaucoup de détails comme par exemple l’utilisation du pissenlit : mellifère, légume, usages médicinaux, racine torréfié comme café et fleurs comme teinture.

Imitation d’un système naturel et aménagement du site (45 pages) :

Pour qu’une agriculture soit “perpétuelle” , il faut qu’elle imite les écosystèmes naturels. Ils fournissent en premier lieu, les différentes associations de plantes (des racines à la cime des arbres). Puis, ils décrivent des associations particulières de plantes ou d’animaux qui permettent la lutte contre les parasites. Ensuite, Bill Mollison et David Holmgren soulignent l’importance d’une connaissance approfondie de la configuration topographique d’un site : la rétention d’eau, le drainage, l’accès au lieu ainsi que la profondeur du sol. Enfin, il y a des enseignements sur la connaissance du climat, important pour le choix et l’adaptation des plantes.

Établissement du système de la permaculture :

  • Sélection des espèces : l’idéal est de semer et de planter le plus d’espèces possible. Les plantes énumérées sont classées selon si elles demandent de la chaleur, de l’ombre, de l’humidité, l’abri ou la résistance au vent ou si elles sont des plantes aquatiques. Les caractéristiques de propagation, les besoins d’entretien et les utilisations sont mentionnés.
  • Les clôtures
  • les sols : gestion et amélioration

Les animaux en agroécologie :

  •  habitudes alimentaires et les besoins en abris.
  • Les espèces végétales qui donnent des récoltes que l’on peut stocker pour l’alimentation des animaux.
  • Les interactions et associations . Plan d’un parcours de poules et canards.
  • La serre poulailler
  • Les abeilles : les plantes mellifères.

Les champignons

La permaculture en milieu urbain

Plusieurs appendices :

  • Un catalogue de plantes avec les limites climatiques, la propagation et les usages.
  • Sur la classification des espèces.
  • Les plantes ligneuses intéressantes en permaculture.
  • Les cultures de légumes et d’herbes (avec par exemple le cerfeuil tubéreux ou le chervis).
  • Les espèces pour la végétalisation des cours intérieures, des jardins et des murs.
  • Plantes et animaux pour l’aquiculture.
  • Les espèces de poissons conseillés.

Avis sur le livre : Livre assez technique, très complet. Dommage, il y a beaucoup de plantes d’Australie mais il y a également des plantes pour les climats plus froid. La variété des plantes et des animaux sont présentés selon leur utilité pour l’homme.

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Guide du nouveau jardinage : Sans travail du sol, sur couvertures et composts végétaux 

112 pages.

Dominique Soltner est diplômé de l’école Supérieur d’Agriculture d’Angers.

Ce livre donne des bases de permaculture pour faire tout d’abord un potager sans travail du sol et aussi sans désherbage. Il fournit en premier lieu des explications sur comment préparer progressivement le sol pour le printemps.

Avis sur le livre : malgré de nombreuses illustrations, ce livre mériterait une réédition pour améliorer l’esthétique. Des explications claires, précises, faciles à mettre en pratique. Une méthode intelligente de travailler, sans désherbage tout en respectant la richesse du sol et la faune. Un des meilleurs livres de permaculture à acquérir.

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Permaculture – guérir la terre, nourrir les hommes

Perrine et Charles Hervé-Gruyer de la ferme du Bec Hellouin.

367 pages

Le livre commence avec des expériences et réflexions sur 15 ans de voyages à la rencontre de tribus d’aborigènes tout autour du monde.

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La ferme du Bec Hellouin : un projet d’autosuffisance

  • Les deux auteurs nous décrivent l’achat de leur chaumière avec 6 500 mètres carré de terrain et une rivière en Normandie. Puis vient l’acquisition de brebis, poules, chèvres, poneys, cheval de trait, etc. Après avoir aussi acheté des arbres fruitiers et une serre, ils créent un jardin potager. Puis le couple apprend à faire le pain, construit un four à l’ancienne en pierre et torchis. Ils achètent un pressoir, pressent le cidre et construisent une forge …
  • Ils font des constats alarmants sur le mode de vie moderne et l’alimentation industrielle polluée. Le bonheur consiste à prendre soin de sa santé par le biais de sa propre production alimentaire. C’est l’esprit du mouvement slow food qui privilégie les cycles courts ; c’est un acte politique.

La découverte de la permaculture :

  •  ils nous décrivent les difficultés des premières années : un sol impropre, l’isolement et l’inexpérience. Le maraîchage avec comme seul outil : le cheval ;
  • puis la découverte de la permaculture : le sol n’est jamais labouré et toujours recouvert de végétaux. Le couple va créer des buttes de cultures permanentes. Le sol n’est plus lessivé grâce au paillage, le désherbage est réduit, l’humidité est préservée et la couche d’humus s’accroît, le jardin est transformé.
  • Puis Perrine et Charles recherchent des végétaux pour créer un jardin forêt. Les tailles pourront être broyées pour faire du  bois raméal fragmenté ;
  • le succès social de la ferme : l’affluence touristique, 3 500 entrées payantes en une année. L’argent sert à rémunérer les salariés. Malgré cela, la ferme est déficitaire …

Quelques réflexions sur la permaculture :

  • une petite surface très bien cultivée est plus productive qu’une grande surface mal entretenue. L’attention portée à l’aggradation de la terre est l’un des points le plus intéressant. La règle d’or de la micro-agriculture : 60 % de la surface cultivée doit être dédiée à des plantes de biomasse ;
  • l’agriculture biologique d’ Elliot Coleman : l’un des meilleurs maraîchers au monde, il a réussi à densifier ses cultures en diminuant ses inter-rangs avec un semoir manuel à 6 rangs ;
  • les jardiniers maraîchers parisiens du XIX e siècle : ils ont eu jusqu’à 8 ou 9 rotations de culture par an. Ils créaient de l’humus en fabricant des couches chaudes et pratiquaient la technique du contre plantage ;
  • les pionniers de l’agriculture naturelle au Japon : Mokichi Okada, Masanobu Fukuoka ;
  • le bokashi et autres potions magiques ;
  • la terra pretta : la terre noire des Indiens et la fabrication du briochar.

Évolution de la ferme du Bec Hellouin :

  • ils décident de créer des formations en permaculture à la ferme du Bec Hellouin …
  • Perrine est élue conseillère régionale et est mandatée pour développer l’agriculture biologique en Haute-Normandie ;
  • lancement d’un programme de recherche ;
  • le jardin-forêt, un éco-système résilient : les 3 étages de végétation et leurs bénéfices écologiques ;
  • réflexions sur les limites de l’agriculture moderne, sur les ressources en pétrole et les défis alimentaires futurs. Le spectre de la famine pourrait réapparaître : les solutions seraient de changer notre alimentation, de relocaliser l’agriculture, d’augmenter le nombre de paysans et de passer des plantes annuelles aux plantes vivaces ;

Avis : il n’y a pas de photo, mais 367 pages riches en contenu.

Charles et Perrine nous communiquent toutes les idées et méthodes glanées aux quatre coins du monde. Ces méthodes les ont inspirées et ils ont fait une synthèse inédite pour faire du maraîchage intensif. Toutes les astuces pour arbres fruitiers et productif sont dans ce livre.

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Le guide Larousse de la permaculture

Ne combattez pas la nature, imitez-la !

Christopher Shein et Julie Thompson

Les bases de la permaculture :

  • le livre commence avec une définition de la permaculture, les 12 grands principes ;

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Les bases de la permaculture :

  • le livre commence avec une définition de la permaculture, les 12 grands principes ;
  • la forêt nourricière ou forêt comestible : les guildes des arbres fruitiers sont deux éléments essentiels de la permaculture. Qu’est-ce qu’une guilde ? C’est un agencement volontaire d’un groupement de plantes dans lequel il y a coopération : nous plaçons des plantes comestibles au pied d’arbres fruitiers. Les plantes développent des rapports de coopération plutôt que de compétition. Le modèle le plus connu est celui “des trois sœurs” ou le maïs, les haricots et les courges ont des relations mutuelles bénéfiques ;
  • les 3 éléments de la guilde : il y a tout d’abord les espèces fixatrices d’azote qui offrent cet élément aux autres plantes. Puis il y a les accumulateurs dynamiques (ou plantes reminéralisantes) : elles ont de longues racines pivotantes qui plongent profondément dans la terre pour aller chercher les micronutriments. Enfin les plantes qui attirent les insectes : seulement 10 % des insectes représentent un risque pour les cultures ;
  • les différentes strates végétales de la forêt nourricière : d’abord la canopée, puis les arbustes et grimpantes, l’étage des vivaces, annuelles et couvre-sols et pour terminer les organismes qui poussent sous terre comme les champignons. Les deux auteurs décrivent l’importance de chaque strate dans l’empilement des plantes.

Créer un jardin en permaculture :

  • étudier son jardin avant de faire un plan : zone inondable, ombragée, ensoleillée, plein vent, les conditions locales de jardinage, le sol, la capacité de drainage de la terre, la récupération d’eau, etc.
  • Comment créer une noue d’infiltration ? Un compost en fosse ?
  • La texture du sol : comment l’améliorer avec le compost ? Avec les différents matériaux bruns et verts : le rapport carbone/azote. L’aggradation du sol avec le paillage ou les engrais verts ;
  • 5 plans de jardin en permaculture.

Les plantes comestibles les plus adaptées :

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Vous en avez assez de labourer et désherber votre potager ? La meilleure solution est de s’initier à la permaculture. Le meilleur livre pour apprendre est le Guide du nouveau jardinage : sans travail du sol, sur couvertures et compost végétaux de Dominique Soltner.

Avec l’agroécologie c’est le plaisir de créer des écosystèmes tels que le verger ou le potager en obéissant à l’ordre naturel de la nature ! Les plantes et les animaux sont respectés : vers de terre, limaces, escargots, pucerons, orties…

 

Ebook Créez votre jardin nourricier

 

Quelques rapports scientifiques sur la ferme du Bec Hellouin

 

Comment commencer en permaculture ou en agroécologie ?

Pour Damien Dekarz  :

  • l’étape la plus importante : observer la nature avant de prendre des décisions
  • commencer petit

 

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