1 livre : quelles sont les causes de la procrastination ?

1 livre : quelles sont les causes de la procrastination ?

1 livre sur les causes de la procrastination : pourquoi remet-on à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui ?

Les raisons : l’impulsivité, la perte de motivation, le manque de valeur. Les conséquences et comment éviter ses pièges.

Définition de procrastination : tendance innée à retarder nos actions. C’est une stratégie qui consiste à remettre au lendemain ou au dernier moment ses objectifs. Elle est irrationnelle, car nous remettons à plus tard tout en sachant pertinemment que nous ne ferons qu’empirer la situation le lendemain. Nous savons que nous allons à l’encontre de nos intérêts. Que ce soit à l’école, au travail ou dans la vie privée, elle est envahissante et est difficile à combattre. Elle n’a rien à voir avec la paresse : la procrastination ne conduit pas toujours à l’inaction. La prudence, le classement des priorités et la patience impliquent aussi l’idée d’ajournement, mais n’ont pas la même signification que la procrastination.

D’autres livres :

Ebook Christian Godefroy : Les Secrets de ceux qui ont plus de temps

 

Procrastination : pourquoi remet-on à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui ?

Dr Piers Steel enseigne la psychologie et les sciences comportementales à l’université de Calgary.

Les 3 causes de la procrastination :

la procrastination est génétique et est dans la nature humaine et animale.

1 – Tout d’abord, l’impulsivité et le temps :

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  • le fait de vouloir tout, tout de suite est la raison principale de la procrastination. Faire preuve de maîtrise de soi ou différer les petits plaisirs sont difficiles pour les impulsifs. Ils ont du mal à endurer une peine à court terme en vue d’un gain à long terme. Chez certains, l’angoisse est souvent le signal interne qui leur fait entreprendre un projet, mais chez les impulsifs, l’angoisse de l’échéance est à la source de la procrastination. L’impulsif essaie d’éviter la tâche source d’angoisse ou d’en nier l’existence, ce qui est logique quand on pense à court terme. D’ailleurs, l’impulsivité conduit le procrastinateur à être désorganisé et sensible à la distraction, à manquer de maîtrise, de ténacité, de discipline de travail et de méthode. L’impulsif a des difficultés à planifier son travail et, même une fois lancé, il se laisse facilement distraire ;
  • ce qui renforce le lien entre impulsivité et procrastination, ce sont tout simplement les effets du temps lui-même. Nous avons tendance à considérer de manière abstraite les objectifs du lendemain ou les soucis éloignés. Nous les voyons en termes flous et vagues, alors que nous envisageons concrètement ceux du jour, en identifiant très clairement tous les éléments en jeu. Les actes ou objectifs considérés en termes concrets, comme “lire tel livre”, ont plus de chances d’être exécutés immédiatement. Ceux qui sont envisagés de manière abstraite comme “travailler sur soi-même” sont reportés à une échéance plus lointaine. Augmentez le délai d’attente de la satisfaction et votre impulsivité ainsi que votre motivation décroissent d’autant ;
  • plus l’échéance d’une tâche est tardive, plus le délai augmente et plus notre motivation à l’entreprendre diminue. Comme l’impulsivité diminue les effets du délai, les impulsifs perçoivent moins nettement les effets du temps, du moins au départ. Les conséquences doivent être imminentes pour qu’ils commencent à y prêter attention, sauf si elles sont particulièrement importantes.

2 – Autre raison de la procrastination : la perte de la motivation

  • Dans la vente, les causes de la procrastination sont souvent la perte de motivation par manque de résultats. Les commerciaux subissent un nombre impressionnant de “non” avant d’obtenir un “oui”, surtout en début de carrière. Il faut donc être tenace pour ne pas se décourager et vaincre la procrastination.  Après une série de tentatives sans succès, il s’attend à l’échec avant même de commencer. La récompense forme le cœur de la confiance en soi et de l’optimisme : si vous commencez à croire que vos objectifs sont hors de portée, vous cessez d’essayer de les atteindre ;
  • en général, le procrastinateur a tendance à ne pas être sûr de lui, surtout concernant les tâches qu’il remet à plus tard. Si vous procrastinez dans vos devoirs scolaires, c’est que vous trouvez probablement la tâche difficile. Si vous remettez au lendemain dans votre hygiène de vie (débuter un programme sportif ou un régime), il y a des chances que vous remettiez en question votre capacité à le tenir régulièrement. Quand vous êtes au chômage, vous procrastinez probablement si vous pensez que vous n’avez guère de chance d’être embauché. Il y a donc un rapport entre le manque d’assurance ou d’optimisme et la procrastination. Une diminution de la confiance en soi rend plus difficile l’investissement dans une tâche exigeante et provoque un renoncement plus rapide ;
  • beaucoup d’entre nous ont connu un environnement qui n’était pas propice au succès. Il peut s’agir d’une éducation rigide, où la famille et les camarades fixaient strictement les rôles. Nous intériorisons ces règles : elles restent en nous longtemps après le départ du foyer familial ou de la cour de récréation. Notre perception de nous-même devient une prophétie auto réalisatrice : comme nous nous attendons à échouer, nous faisons en sorte que l’échec soit certain. Nous n’essayons même pas de renverser le cours des choses et nous recourons à la procrastination.

3 – La valeur :

  • parmi les causes de la procrastination : nous avons tendance à remettre à plus tard ce qui nous plaît pas. Moins la tâche possède de valeur pour nous, plus on a du mal à l’entreprendre. Le degré de procrastination change en fonction du déplaisir que représente la tâche à accomplir : très vite, nos pensées dérivent vers autre chose. Diminuez la certitude ou l’ampleur de la satisfaction d’une tâche et vous n’avez guère de chance de vouloir l’achever avec enthousiasme ;
  • prenez l’exemple de la rédaction d’une thèse : rédiger est difficile, c’est difficile pour presque tout le monde. La notation d’un devoir scolaire est souvent capricieuse (pareil pour les notes attribuées par un juge olympique, un critique de cinéma ou de musique). Comme la note change lors de la réévaluation par un autre professeur : il n’y a jamais de garantie que notre travail va être reconnu. Les personnes ont donc plus de difficultés à fournir des efforts pour écrire ou entreprendre certaines carrières. En plus d’une récompense incertaine, il y a une date butoir lointaine ;
  • par ailleurs, dans les campus universitaires, il y a aussi de nombreuses distractions à proximité avec une récompense immédiate. Plus les tentations sont proches, plus elles sont fortes et plus elles entraînent la procrastination.

Les conséquences de la procrastination :

  • le coût humain : elle nous empêche d’atteindre nos objectifs : le procrastinateur se berce d’illusions. Au lieu de mieux gérer ses retards, il se trouve des excuses. La procrastination peut causer des dégâts dans tous les aspects de notre vie : santé, régime, sport, travail professionnel, milieu scolaire, vie affective, finances, etc. Le procrastinateur échoue à planifier correctement son travail et à organiser efficacement son temps ;
  • le coût économique : le temps, c’est de l’argent. Tout le monde est concerné et pratique la procrastination : employés, chefs d’entreprise, les hommes politiques, etc.
  • Qui profite de la procrastination ? Notre nature impulsive est appréciée par les commerces, télévision, internet, etc.

Avis : livre un peu scientifique, il donne aussi des informations sur ce qui se passe dans le cerveau : le système limbique et préfrontal. C’est un livre complet, plus de la moitié du livre est consacré aux solutions pour vaincre la procrastination.

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