Les symboles et le sacré : les dieux et les mystères – 3 livres

Les symboles et le sacré : les dieux et les mystères – 3 livres

3 livres sur les symboles et le sacré :

D’autres livres :

Le symbolisme de la roue

Maryvonne Perrot : agrégée de philosophie, Docteur ès lettres.

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La roue est un objet mystique, c’est un étrange mystère, une construction qu’on ne trouve nulle part dans la nature, elle invoque l’éternel retour.

Outil et symbole sacré : la roue et la quête du centre

  • Sa naissance : un dessin d’un chariot funéraire d’un scribe sumérien datant de 3 500 ans avant J.C. atteste l’existence de la roue dès 3 500 ans avant J.C.
  • La cosmologie religieuse de l’Amérique précolombienne : chars rituels, chars solaires et calendriers aztèques.
  • Le mouvement rotatif : le mouvement du Dieu solaire, du Dieu-Centre, de l’Un-Tout. L’idée d’un Dieu sphérique semble remonter à Xénophane.
  • La roue est un instrument d’initiation, une référence à un univers mystique. Elle a un lien avec l’astrologie et plus précisément avec le mouvement astral, mais elle est aussi un instrument de conquête du monde matériel.
  • La roue est l’expression de la multiplicité au sein de l’unité, et plus précisément le symbole de l’union.
  • Issue de l’ésotérisme païen, l’utilisation de la sphère va gagner, peut-être par le néoplatonisme, voire par les traditions gnostiques, les domaines de la symbolique chrétienne et en particulier celui de la symbolique chrétienne du moyen Age.
  • etc.

Le cercle et la crise de l’habitation :

  • La notion d’habitation nous renvoie tout d’abord à la notion de sécurité et d’enclos donc à celle de centre. Cela explique son utilisation dans le domaine de l’architecture, dans le domaine du bâtir. La tradition représente la Jérusalem céleste entourée d’une muraille circulaire.
  • La fondation d’une ville s’apparente étroitement au culte chthonien. Les cultes de Cybèle, de Démeter, de Diane d’Ephèse font un usage répété du cercle en général et de la roue en particulier. L’espace sacré de l’autel des offrandes constitue un foyer où l’on allume le feu. Cet autel était une sorte de roue, de disque. Le culte d’Hestia, la déesse qui garantit la stabilité de la terre et du foyer, devait avoir un édifice dans chaque ville en forme de rotonde.
  • La roue dans les mystères isiaques.
  • Dans certaines mosaïques byzantines, la Vierge est quelquefois représentée en gloire, au centre d’une roue. L’idée de fécondité renvoie toujours plus ou moins directement à l’androgynie. Cette fécondité peut-être représentée soit sous son aspect féminin ou masculin. Dans les deux cas, cette fécondité est symbolisée par une roue.
  • Utilisations de la roue et de la rouelle dans la civilisation celtique. La rouelle, attribut de la divinité de Taranis, le Dieu de la roue, est souvent liée à la rivière.

La roue et le temps :

  • la roue est le symbole des permutations et des combinaisons logiques ;
  • iconographie alchimique : œuvre de Bosch, Bruegel, etc.
  • La roue du zodiaque et les cycles de l’existence : la tradition en Inde, le cycle de la naissance et de la mort. Le mouvement de la roue est l’élément essentiel de la symbolique karmique ;
  • Chakra  et le symbolisme de la roue ;
  • le symbolisme des courses rituelles de char en Inde ;
  • la roue de la fortune et les moulins à prières.

Rayonnement et médiation :

– Dans le christianisme, la roue apparaît comme un moyen privilégié pour symboliser la création.

– La roue d’Ézéchiel et le Char de la merkaba de la tradition judaïque.

L’homme labyrinthe :

Les labyrinthes ont pour caractéristique essentielle d’être des itinéraires polarisés sur un point précis : le centre. Ils s’apparentent au symbolisme du centre parce que leur fonction est avant tout de défendre un centre, qu’il s’agisse d’une cité, d’un tombeau ou d’un sanctuaire. La roue est une porte et un chemin.

  • Les labyrinthes des grandes églises ;
  • Cnossos en Crète, la liaison entre Ariane et l’araignée ;
  • la roue : l’un des symboles de Dionysos ;
  • l’homme prisonnier du supplice de la roue ;
  • le rituel du mandala.

Avis : livre très intéressant, l’auteur a une excellente compréhension du symbole de la roue et des religions. Maryvonne Perrot montre à quel point la roue a un rôle primordial dans la vie religieuse, affective et mythique de l’humanité.

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Les plantes et leurs symboles

Anne Dumas

128 pages

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Les symboles et le sacré : le renouveau et les fleurs

Le narcisse : une symbolique multiple. Dans la mythologie, il est lié au monde infernal. Proserpine cueillait cette fleur lorsque Pluton, séduit par sa beauté, l’enleva et l’emmena avec lui aux enfers. Il est aussi le symbole de la résurrection dans les compositions florales des peintres flamands, etc.

La symbolique végétale dans les rituels :

  • le porte-bonheur et les célébrations de l’amour : l’œillet fleur des fiançailles et la fleur d’oranger fleur du mariage. Zeus aurait offert des fleurs d’oranger à Héra lorsqu’il la choisit pour épouse.
  • La rose, “reine des fleurs”, était consacrée à Aphrodite, déesse de l’amour et de la beauté. Cupidon, fils de Mars et de Vénus, est figuré enfant, armé d’un arc et d’un carquois, portant une couronne de roses. Un conte d’Orient dit que la rose avait été faite par Dieu blanche, mais Adam l’ayant regardée au moment où elle s’entrouvrait, elle eut honte et devint rose (Victor Hugo, les Misérables).
  • Gui et houx, des feuillages festifs : les druides pensaient que le gui était semé sur le chêne par une main divine et trouvaient dans l’union de leur arbre sacré avec la verdure éternelle du gui un vivant symbole du dogme de l’immortalité (Jules Michelet).
  • Chez les Celtes, le rite de la “nuit mère” : le sixième jour de la lune après le solstice d’hiver, on préparait le sacrifice de deux jeunes taureaux blancs.
  • En Alsace, la veille de Noël initialement consacrée a Adam et Eve, on dressait un sapin symbolisant l’arbre de la faute. Cet arbre toujours vert devint un élément festif.

Les fleurs, les arbres et les métamorphoses des dieux :

  • la jacinthe : l’amour d’Apollon pour hyacinthe ; ce drame légendaire reste auréolé d’un mystère ;
  • l’anémone serait née du sang d’un dieu : Vénus s’était éprise d’Adonis … Désespérée, elle fit jaillir du sang d’Adonis une fleur printanière ;
  • l’iris tire son nom d’une déesse du Panthéon grec. Selon les textes et les figurations, l’iris représente la pureté de Marie (comme le lis et l’ancolie), sa maternité divine, mais aussi la douleur qui lui est réservée avec la Passion de Jésus.
  • Le chêne : l’arbre de Zeus, symbole de l’immortalité, il exprime aussi la puissance, la force et la sagesse. Aussi, les Gaulois en firent l’arbre sacré. Chez les Scandinaves, l’arbre fut associé au Dieu du Tonnerre, Thor fils d’Odin. Puis l’auteur présente l’oracle de Dodone, les nymphes des bois les dryades, etc.

Les arbres : les symboles et le sacré

Les bois et forêts ont été les premiers lieux consacrés aux dieux. Certaines mythologies les considèrent comme les piliers de l’univers, l’arbre primordial sur la mystérieuse naissance de l’humanité.

  • L’arbre cosmique : il est le lien entre le pays des morts, le monde terrestre et le céleste séjour des dieux. Sumer, la mythologie nordique et Yggdrasil.
  • Les arbres de la Création : Yahvé et l’arbre de vie.

Un index des fleurs et des arbres.

Avis : livre agréable et intéressant. Des peintures et dessins à chaque page : Nicolas Poussin, Henri Fantin Latour, Monet, etc. (jusqu’à 3 à 4 illustrations par page).

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Dictionnaire des symboles 

Mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres

Jean chevalier, Alain Gheerbrant

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Livre complet de 1092 pages !

Beaucoup de personnes ont collaboré à ce livre dont :

  • tout d’abord, un spécialiste du bouddhisme tantrique tibétain ;
  • un professeur de lettres classiques ;
  • un maître de recherches au C.N.R.S. ;
  • un critique d’art ;
  • un professeur d’université de Téhéran ;
  • un Docteur ès Sciences en chromatologie ;
  • un enseignant à la faculté de Théologie protestante de l’Université de Strasbourg ;
  • un psychothérapeute ;
  • un professeur à l’Université de Kyoto ;
  • le directeur de la Revue “les cahiers astrologiques”;
  • etc.

Avec la lettre de A, le dictionnaire commence avec les mots : abeille, abîme, ablution, abracadabra, Abraham, absinthe, abstinence, etc.

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